Mali : le gouvernement malien offre des récompenses pour la capture de responsables jihadistes
Ancien diplomate et figure historique des rébellions touarègues, Iyad Ag Ghaly dirige aujourd’hui le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), une coalition jihadiste créée en 2017.
Un chef jihadiste sous haute surveillance internationale
Iyad Ag Ghaly incarne l’une des principales menaces terroristes en Afrique de l’Ouest. Sous sanctions onusiennes, il figure également sur les listes noires des États-Unis et fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour des crimes graves, dont des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
Attaques sans précédent : le JNIM et le FLA frappent le Mali
Les 25 et 26 avril, des groupes armés ont lancé des attaques d’une rare intensité au Mali. Le JNIM, allié à la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA), majoritairement composée de Touaregs, a ciblé des positions stratégiques tenues par la junte militaire de Bamako.
Parmi les victimes, Sadio Camara, ministre malien de la Défense et pilier du régime, a été tué lors d’un attentat-suicide. Ces événements ont plongé le pays dans une crise sécuritaire sans précédent.
Des primes pour traquer les responsables
Dans un communiqué officiel diffusé à la télévision nationale, le gouvernement malien a annoncé le versement de récompenses financières pour la capture ou l’élimination de plusieurs responsables jihadistes et rebelles. Parmi les cibles prioritaires :
- Amadou Kouffa, cadre du JNIM, avec une prime de 2,2 millions d’euros ;
- Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, dirigeants du FLA.
Le texte précise que ces récompenses seront attribuées à toute personne fournissant des informations fiables permettant l’arrestation ou la neutralisation de ces individus. Le communiqué souligne leur implication présumée dans des actes de terrorisme ayant gravement porté atteinte à la sécurité nationale.
Le Sahel sous l’emprise du chaos
Depuis 2012, le Mali est en proie à une insécurité chronique, alimentée par les violences du JNIM, de l’État islamique et de groupes criminels communautaires. Ces dernières années, la situation n’a cessé de se dégrader, malgré les efforts des autorités et des partenaires internationaux.