Paul nsapu alerte sur la dégradation des droits humains en RDC
Paul Nsapu alerte sur la dégradation des droits humains en RDC
Lors d’un Space live organisé mardi par Stanis Bujakera Tshiamala, Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), a dressé un bilan contrasté de la situation des droits fondamentaux sous le régime du président Félix Tshisekedi. Si des progrès législatifs sont indéniables, la réalité sur le terrain révèle deux dynamiques opposées.
Des violations structurelles à Kinshasa
Dans les provinces placées sous l’autorité de Kinshasa, les atteintes aux droits humains relèvent principalement de violations structurelles affectant les droits civils et politiques ainsi que les droits économiques et sociaux. Paul Nsapu évoque notamment des carences persistantes dans l’accès au travail, à la santé et à l’éducation, attribuables selon lui à l’héritage de décennies de gouvernance inefficace et de manque de développement.
Ces dysfonctionnements, bien que graves, restent circonscrits à des domaines spécifiques et ne remettent pas en cause les fondements mêmes des libertés individuelles.
Un noyau dur de violations à l’est du pays
La situation se dégrade radicalement dans l’est de la République démocratique du Congo, où les droits les plus fondamentaux sont quotidiennement bafoués. Paul Nsapu a particulièrement pointé du doigt les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et une partie de l’Ituri, où le droit à la vie et à la sécurité des populations est constamment menacé.
Le président de la CNDH a directement imputé cette crise à la présence de l’armée rwandaise et à l’activisme de ses alliés locaux, qui agissent en dehors de tout contrôle des autorités congolaises. Ces groupes armés, en plus d’exercer une violence extrême, empêchent toute forme de protection des civils par l’État.
Un appel à une réponse urgente
Face à cette dramatique réalité, Paul Nsapu a insisté sur la nécessité d’une intervention immédiate pour protéger les populations civiles et rétablir l’autorité de l’État dans ces zones en proie à l’insécurité. Il a également souligné l’urgence de mettre fin à l’impunité des groupes armés et de leurs soutiens extérieurs.
Cette analyse met en lumière les défis majeurs auxquels est confrontée la RDC dans la protection des droits humains, entre avancées législatives et recrudescences de la violence dans les régions les plus instables du pays.