Le parti Kiiraay Les Patriotes Républicains accuse Ousmane Sonko de dépenses injustifiées
Au Sénégal, le Parti Kiiraay Les Patriotes Républicains a lancé une accusation retentissante contre l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Le parti dénonce une utilisation « scandaleuse » de 3,7 milliards de francs CFA provenant du compte « Jamm pour la Paix en Casamance » entre 2025 et 2026, sans qu’aucune justification jugée suffisante n’ait été fournie pour ces fonds essentiels à la stabilité régionale. Les dépenses incriminées, selon le parti, seraient sans lien direct avec la mission première de ce fonds.
Dans un communiqué diffusé le 25 août 2026, la formation politique Kiiraay Les Patriotes Républicains a vivement critiqué la gestion des fonds spéciaux dédiés au processus de paix en Casamance. Ousmane Sonko est spécifiquement pointé du doigt pour des décaissements totalisant 3,7 milliards de francs CFA sur le compte « Jamm pour la Paix en Casamance » au cours des années 2025 et 2026. Le parti insiste sur l’absence de détails clairs concernant l’emploi de ces sommes considérables.
Le Kiiraay Les Patriotes Républicains avance que l’ancien Premier ministre aurait justifié une partie de ces dépenses par l’acquisition de véhicules et la rénovation du Building administratif. Cependant, ces opérations sont jugées par le parti comme étant étrangères aux objectifs fondamentaux du fonds, qui vise à soutenir les efforts de pacification en Casamance.
Pour la formation politique, cette situation soulève de sérieuses questions quant à la cohérence entre les promesses de transparence et la réalité de la reddition des comptes. « La transparence est à géométrie variable », clame le parti, affirmant que tous les fonds publics doivent être soumis aux mêmes exigences de justification, indépendamment de la personnalité politique impliquée.
Cette prise de position du parti Kiiraay Les Patriotes Républicains intervient après une décision du Conseil constitutionnel. Ce dernier avait jugé inconstitutionnelle une loi, votée par l’Assemblée nationale sous la domination du PASTEF, visant à encadrer le contrôle des fonds spéciaux. À ce jour, Ousmane Sonko n’a pas encore apporté de réponse aux accusations formulées par le parti au pouvoir.