Romuald Wadagni lance une refonte majeure de l’exécutif au Bénin

Romuald Wadagni lance une refonte majeure de l’exécutif au Bénin

Une transformation profonde s’engage actuellement au cœur de l’appareil administratif béninois. Lors de sa première séance en tant que président, Romuald Wadagni a imposé une refonte structurelle inédite des modalités de fonctionnement de l’exécutif. Cette initiative marque un tournant décisif dans la gestion des affaires publiques du pays.

L’abandon du calendrier traditionnel des Conseils des ministres

Rejetant la pratique hebdomadaire instaurée depuis plusieurs décennies, le nouveau président a instauré un rythme mensuel pour les Conseils des ministres. Désormais, ces réunions stratégiques se tiendront systématiquement le premier mercredi de chaque mois.

Cette décision symbolise une volonté de s’affranchir de la gestion réactive au profit d’une approche plus réfléchie et structurée. Cependant, afin d’assurer une réactivité optimale face aux situations urgentes, des sessions exceptionnelles pourront être organisées sur décision du chef de l’État.

Une organisation tripartite pour une gouvernance renforcée

Cette réforme ne se limite pas à une simple modification du calendrier. Elle s’accompagne d’une nouvelle architecture décisionnelle articulée autour de trois niveaux distincts, conçus pour optimiser l’efficacité administrative :

  • Le Conseil des ministres (mensuel) : Instance suprême dédiée aux orientations politiques majeures, aux textes réglementaires essentiels et aux arbitrages nationaux.
  • Les réunions interministérielles (bimensuelles) : Espaces de coordination transversale permettant aux ministres d’harmoniser leurs actions sur les dossiers nécessitant une collaboration inter-services.
  • Les conseils sectoriels : Plateformes agiles et spécialisées, chargées du pilotage opérationnel des projets et de la résolution des enjeux propres à chaque ministère.

Vers une administration plus autonome et performante

En substituant aux réunions hebdomadaires des sessions plus espacées, cette réforme vise à redonner aux membres du gouvernement une marge de manœuvre accrue. L’objectif affiché est de leur permettre de se consacrer davantage à la mise en œuvre concrète des politiques publiques, souvent négligée en raison de l’obligation de préparer assidûment les Conseils des ministres.

« L’ambition est de faire du Conseil des ministres un lieu de débat stratégique et de validation des grandes orientations, plutôt qu’un simple forum de validation administrative », souligne un analyste politique béninois.

Cette réorganisation marque indéniablement le début d’une nouvelle ère dans la gestion de l’État. La réussite de cette transition dépendra désormais de l’appropriation de ce nouveau cadre par l’administration dans les mois à venir.

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