Sonelgaz-International accélère sa stratégie énergétique en Afrique avec une centrale de 40 MW au Tchad
L’Afrique au cœur de l’expansion énergétique de Sonelgaz-International
L’expérience acquise au Niger propulse Sonelgaz-International vers de nouveaux horizons. Après avoir marqué l’histoire énergétique nigérienne avec la centrale de Gorou Banda, la filiale internationale du groupe algérien se tourne désormais vers le Tchad. Une nouvelle infrastructure de 40 mégawatts est en préparation à N’Djamena, confirmant l’ambition africaine de l’entreprise.
Un projet tchadien déjà en marche
Le ministre tchadien de l’Énergie et des Énergies renouvelables a officiellement annoncé le lancement imminent de ce projet lors d’une cérémonie à Niamey. La pose de la première pierre de cette centrale électrique, prévue dans les prochains jours, s’inscrit dans le cadre d’un accord bilatéral signé entre l’Algérie et le Tchad en mai 2026. Une avancée majeure pour renforcer l’autonomie énergétique du pays et améliorer l’approvisionnement de sa capitale.
Une stratégie africaine bien rodée
La centrale de Gorou Banda, inaugurée à Niamey début juin, a servi de banc d’essai pour Sonelgaz-International. Réalisée en un temps record grâce à une logistique aérienne exceptionnelle, cette infrastructure a démontré la capacité de l’entreprise à exporter son savoir-faire algérien. Plus de vingt rotations aériennes ont été nécessaires pour acheminer les équipements depuis l’Algérie, avec une mobilisation de près de cinquante experts sur place.
Un record industriel salué par les autorités : le PDG de Sonelgaz-International a qualifié ce projet de « véritable exploit industriel et logistique », soulignant que l’opération avait été lancée dès mars 2026, conformément aux directives ministérielles. Cette réactivité illustre la volonté politique de concrétiser rapidement les engagements pris entre les deux pays.
Des retombées bien au-delà de la production électrique
Au-delà de la simple production d’électricité, ce projet s’accompagne d’un renforcement des capacités locales. Des formations ont été dispensées à des cadres nigériens pour assurer la maintenance et l’exploitation des installations. Un comptoir de pièces détachées est également à l’étude, tandis que des études de réhabilitation du réseau électrique nigérien, notamment sur l’axe Niamey-Agadez, pourraient déboucher sur de futurs contrats.
La NIGELEC, partenaire local, a salué cette collaboration comme une « expérience exceptionnelle », estimant que cette centrale « entrera dans l’histoire du secteur énergétique nigérien ». Une reconnaissance qui ouvre la voie à de nouveaux partenariats similaires en Afrique.
Une dynamique qui séduit plusieurs pays africains
L’expertise de Sonelgaz-International suscite un intérêt croissant sur le continent. Plusieurs nations, dont la Côte d’Ivoire et le Mozambique, envisagent de collaborer avec l’entreprise algérienne pour développer leurs propres infrastructures énergétiques. Cette expansion pourrait également servir de tremplin pour associer des entreprises publiques et privées algériennes à des projets transnationaux.
Un modèle économique gagnant-gagnant : en combinant transferts de technologies, formations locales et investissements structurants, Sonelgaz-International positionne l’Algérie comme un acteur clé de la souveraineté énergétique africaine. Une stratégie qui pourrait se renforcer avec d’autres projets à venir.
Perspectives et défis
Alors que le projet tchadien prend forme, Sonelgaz-International continue d’évaluer de nouvelles opportunités en Afrique. L’entreprise mise sur son expérience de 12 000 mégawatts réalisés avec des partenaires internationaux pour consolider sa présence sur le continent. Une approche qui pourrait bien redéfinir les équilibres énergétiques régionaux dans les années à venir.