Gabon : eau et électricité, entre réformes et attentes des ménages
Alors que la question de l’accès à l’eau courante et à l’électricité reste un défi majeur pour les Gabonais, le président de la République a réitéré son engagement en faveur de solutions durables. Malgré les promesses passées, les résultats tardent à se concrétiser, surtout dans la capitale, Libreville, et ses environs. Les ménages continuent de subir des coupures fréquentes, signe d’un système défaillant.
Face à cette situation, le chef de l’État a souligné l’urgence d’agir, rappelant les lourds investissements engagés depuis le début de la Transition. « Des réponses seront apportées, mais la patience reste de mise », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant les lacunes accumulées sur plus d’une décennie de mauvaise gestion.
Parmi les mesures phares annoncées, la réforme de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) figure en tête de liste. Jugée inefficace en l’état actuel, cette entreprise publique cumule des dysfonctionnements structurels, notamment un effectif pléthorique : plus de 2 300 salariés, dont seulement 300 ingénieurs et 500 agents de terrain. Pour y remédier, une scission est envisagée : une entité dédiée à l’eau, l’autre à l’électricité. Cette restructuration vise à clarifier les responsabilités et à optimiser la production, la distribution et la commercialisation des services.
L’objectif ? Mettre fin aux dysfonctionnements chroniques et offrir aux Gabonais un accès fiable à ces ressources vitales. Reste à savoir si les réformes promises se traduiront rapidement par des améliorations tangibles pour les citoyens.