La République Démocratique du Congo face au blocage du mécanisme de vérification du cessez-le-feu

La République Démocratique du Congo face au blocage du mécanisme de vérification du cessez-le-feu

Quatre mois après sa création à Montreux, le Mécanisme Conjoint de Vérification Élargie (MCVE+) n’a toujours pas entamé ses missions en République Démocratique du Congo (RDC). Ce dispositif crucial, destiné à superviser le respect du cessez-le-feu entre les forces de Kinshasa et l’Alliance du Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), se trouve paralysé. La raison principale de cette impasse réside dans l’expulsion récente d’un officier congolais, membre des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), par le groupe armé soutenu par le Rwanda.

Cet officier, l’un des trois représentants congolais déployés à Goma en juillet, s’est vu refuser l’accès au mécanisme par l’AFC/M23. Le mouvement armé allègue que l’individu aurait des liens passés avec les services de renseignements militaires. Cette accusation a gelé l’opérationnalisation du MCVE+, laissant sans surveillance la trêve fragile. La question se pose désormais : comment les autorités congolaises réagissent-elles face à cette allégation, et quelles sont les répercussions concrètes de ce blocage sur la situation sécuritaire déjà tendue sur le terrain en RDC ?

Des soldats de l'AFC/M23 patrouillent près du laboratoire Rodolphe Mérieux, de l'Institut national de recherche biomédicale (INRB), à Goma, le 19 mai 2026.

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