Le Tchad envoie 1500 soldats en Haïti pour renforcer la mission onusienne

Le Tchad envoie 1500 soldats en Haïti pour renforcer la mission onusienne

Le Tchad a annoncé l’envoi de 1500 militaires en Haïti afin de soutenir la force de sécurité internationale déployée par les Nations unies. Cette mission vise à rétablir l’ordre dans ce pays des Caraïbes gravement affecté par la montée en puissance des gangs armés.

Déploiement imminent de deux bataillons tchadiens

Selon une lettre officielle adressée au Parlement tchadien par le président Mahamat Déby Itno, deux bataillons, composés chacun de 750 soldats, seront opérationnels dès ce mois-ci. Cette contribution s’inscrit dans le cadre d’un engagement d’un an, sollicité par l’ONU pour renforcer les effectifs sur place. Mahamat Déby Itno a d’ailleurs souligné que « 400 hommes ont déjà été déployés », marquant ainsi la détermination du Tchad à participer activement à cette initiative internationale.

Une mission onusienne renforcée pour lutter contre les gangs

L’ONU a récemment élargi les prérogatives de la force multinationale, initialement dirigée par le Kenya et comptant 2500 membres. Désormais, cette force, appelée « Force de répression des gangs », peut procéder à des arrestations, une capacité qui lui faisait défaut auparavant. En 2023, cette mission avait été entravée par des lacunes en matière de personnel et de financements, limitant son efficacité. L’objectif actuel est d’atteindre 5500 soldats pour mieux contrer l’influence des gangs meurtriers.

Contexte sécuritaire alarmant en Haïti

Les gangs, contrôlant jusqu’à 90 % de la capitale, Port-au-Prince, ainsi que de vastes zones du pays, ont semé la terreur en 2021 avec l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse. Leur emprise s’étend également dans les régions centrales, où des attaques récentes ont fait au moins 30 morts et de nombreuses disparitions, selon les rapports d’organisations de défense des droits humains. Parmi les événements les plus marquants, l’attaque du gang Gran Grif contre la ville de Petite-Rivière de l’Artibonite a illustré l’urgence d’une intervention robuste.

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